Renaud Donnedieu de Vabres (parfois abrégé en RDDV), né le 13 mars 1954 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un homme politique français affilié à l’UMP. Il a été ministre de la culture et de la communication de 2004 à 2007.
Biographie [modifier]
Origines et famille [modifier]
Fils de Jacques Donnedieu de Vabres, maître des requêtes du Conseil d’État, ancien Secrétaire général du Gouvernement, et petit-fils de Henri Donnedieu de Vabres, magistrat français, juge au procès de Nuremberg, il est originaire de Nîmes et des Cévennes gardoises.
Licencié ès sciences économiques, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, diplômé en administration publique de l’École nationale d’administration (promotion Voltaire, aux côtés de Dominique de Villepin, François Hollande et Ségolène Royal), il intègre le corps préfectoral comme sous-préfet, puis devient directeur de cabinet du préfet d’Indre-et-Loire et, successivement, secrétaire général pour l’administration de la police de la région Centre (1980-1981), secrétaire général de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence (1981-1982) et sous-préfet de l’arrondissement de Château-Thierry (1982-1985).
Carrière politique [modifier]
Les débuts [modifier]
Il débute sa carrière politique dans l’ombre de François Léotard, en tant que chargé de mission auprès de celui-ci au ministère de la Culture (1987-1988), puis comme directeur de cabinet au Parti républicain, dont il intègre en 1990 le bureau politique, puis en devient délégué général de 1995 à 1997.
D’avril 1993 à janvier 1995, il est chargé de mission auprès de François Léotard, ministre d’État, ministre de la Défense. À ce titre il a participé à la négociation d’un important contrat signé le 19 novembre 1994 par une société dépendant du ministère, la Sofresa avec l’Arabie saoudite portant sur la vente par la France de deux frégates antiaériennes (« Opération Sawari 2 »). D’un montant de 19 milliards de francs, ce contrat aurait généré d’importantes commissions remises en cause après l’élection de Jacques Chirac à la présidence de la République.
De l’UDF à l’UMP [modifier]
Au début de 1995, Renaud Donnedieu de Vabres intègre l’équipe de campagne d’Édouard Balladur, puis devient directeur de cabinet à l’UDF (1996-1998). Conseiller régional du Centre (1986-2001), président du groupe UDF et rapporteur général du Budget et du Plan (1986-1993), il est le candidat de la droite aux élections municipales de Tours en mars 2001, mais est battu par le maire socialiste sortant, Jean Germain.
Lors de la campagne présidentielle de 2002, il prend ses distances avec le président de l’UDF François Bayrou et soutient Jacques Chirac. À la suite de la création de l’UMP, il est avec Philippe Douste-Blazy converti au néogaullisme. Il est élu député le 16 juin 2002, dans la 1re circonscription d’Indre-et-Loire .
Il devient secrétaire général adjoint de l’UMP en 2002, puis porte-parole en 2003.
Gouvernement Raffarin [modifier]
Nommé le 7 mai 2002 ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1), il n’est pas reconduit le 16 juin 2002 dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2) en raison de sa mise en examen dans l’affaire du financement de l’ex-Parti républicain.
Financement du Parti Républicain [modifier]
Sur ce dossier, il est ensuite condamné pour blanchiment d’argent le 16 février 2004 par le tribunal correctionnel de Paris. En revanche, aucune charge personnelle ni peine d’inéligibilité ne pèsent sur Renaud Donnedieu de Vabres dans sa condamnation par le Tribunal correctionnel de Paris : en qualité de directeur de cabinet du président du Parti républicain en 1996, il a en effet été condamné au paiement d’une simple amende de 15 000 euros au Trésor public pour avoir participé, sur instruction du président du Parti républicain, à l’opération d’utilisation des “fonds spéciaux” du Gouvernement pour le financement de l’acquisition par le Parti républicain de son siège social.[1]
Ministère de la Culture et de la Communication [modifier]
Il est nommé, l’année suivante, ministre de la Culture et de la communication dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3), poste auquel il est reconduit le 3 juin 2005, dans le gouvernement de Dominique de Villepin.
Il hérite alors de son prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, le dossier sulfureux du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle. Il affirme d’un côté partager l’avis des syndicats majoritaires concernant une période annuelle de calcul des droits d’accès à ce statut, mais refuse d’intervenir directement dans le débat considérant que toute initiative parlementaire dans ce dossier nuirait aux négociations entre les partenaires sociaux. Il créé un Fonds permanent de professionnalisation pour les exclus du statut, et appuie la signature par les syndicats d’un nouveau protocole en décembre 2006, sans pour autant que la question soit définitivement réglé.
Le projet de loi dit DADVSI (Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information), qu’il défend devant le parlement en décembre 2005 et au printemps 2006, est le deuxième gros dossier de son passage rue de Valois. Présenté en décembre 2005, ce projet a fait face à de lourdes attaques. Dépassant les clivages droite/gauche, des associations relayées par certains députés, dénoncent la forte pénalisation du piratage, l’abandon de la copie privée, et l’allégeance du ministre aux maisons de disques.
Cela aboutissant en première lecture à l’adoption d’un amendement en faveur de la licence globale, contre l’avis du gouvernement. Après deux mois de polémique intense, l’examen du texte par les députés a repris en mars 2006. Retirant immédiatement la licence globale, le ministre a réussi après de longs débats à faire adopter la quasi totalité de ses propositions en faveur des DRM et contre les échanges de fichiers protégés par droit d’auteur, considérant qu’il a préservé le droit à la copie privée et renforcé le principe de l’interopérabilité, ce que plusieurs associations infirment.
Comme ministre de la communication, il s’est chargé aussi de la mise sur pied de France 24 et du déploiement de la télévision numérique terrestre.
Il a enfin défendu le budget ministériel, négociant en particulier auprès de Dominique de Villepin, un plan d’urgence pour la restauration des monuments historiques, et une dotation annuelle de 70 millions d’euros.[2]
Après la rue de Valois [modifier]
Lors des élections législatives de juin 2007 il se représente dans la première circonscription d’Indre-et-Loire mais est battu au second tour par Jean-Patrick Gille (PS) qui obtint 51,07% des suffrages exprimés.
Le 14 septembre 2007, devant l’UMP tourangelle, il annonce qu’il conduira la liste de la majorité présidentielle aux élections municipales de mars 2008 en espérant reprendre la mairie à la gauche[3], il pourrait ainsi ouvrir sa liste à un membre de la CGT ( on se demande qui c’est )et à la représentante du Modem de François Bayrou (dommage elle est partie avec Germain).
Le 12 décembre, il est nommé ambassadeur, chargé de la dimension culturelle de la présidence française de l’Union européenne[5].
Synthèse des fonctions politiques [modifier]
Postes à responsabilités [modifier]
- 1986 – 1993 : président du Groupe UDF et rapporteur général du Budget et du Plan
- délégué général et membre du bureau politique du Parti républicain; délégué national de la nouvelle [[Union pour la démocratie française|UDFUDF
- secrétaire général adjoint chargé de l'organisation du débat interne et de l'animation de l'UMP (2002-2004); porte-parole de l'UMP (2003-2004
Fonctions électives locales [modifier]
- Conseil régional
- 17/03/1986 – 22/03/1992 : conseiller régional du Centre
- 23/03/1992 – 15/03/1998 : vice-président du Conseil régional du Centre
- 16/03/1998 – 13/04/2001 : conseiller régional du Centre
- Conseil municipal
- mars 2001 – en cours : conseiller municipal de Tours, Indre-et-Loire
Fonctions parlementaires [modifier]
- À l’Assemblée Nationale
- 01/06/1997 – 07/06/2002 : député UDF de la 1re circonscription d’Indre-et-Loire
- 16/06/2002 – 31/03/2004 : député (UMP) d’Indre-et-Loire
Fonctions ministérielles [modifier]
- 07/05/2002 – 16/06/2002 : ministre délégué aux Affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1)
- 31/03/2004 – 30/05/2005 : ministre de la Culture et de la communication du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3)
- 3/06/2005 – 15/05/2007 : ministre de la Culture et de la communication du gouvernement Dominique de Villepin
Affiliations [modifier]
- Membre du conseil d’administration de l’Institut de relations internationales et stratégiques
- En tant que ministre de la culture et de la communication, administrateur de l’Institut des villes
- Lié à la Fondation Franco-Américaine
| Précédé par | Renaud Donnedieu de Vabres | Suivi par | ||
| Jean-Jacques Aillagon |
|
Christine Albanel |
Notes [modifier]
- ↑ Arrêt de la Cour de cassation du 12 juin 2002
- ↑ Renaud Donnedieu de Vabres et la société de l’information, Emmanuel de Roux, Le Monde, 17 mai 2007
- ↑ Municipales 2008 à Tours : RDDV a lancé sa campagne, MonTours.info, 9 octobre 2007
- ↑ Valeurs Actuelles du 9 novembre 2007
- ↑ Renaud Donnedieu de Vabres nommé ambassadeur chargé de la culture, AP, latribune.fr, 12 décembre 2007

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